Cercle de femmes, hommes, mixtes, jeunes

Parce qu’il n’existait pas de cercle à Vannes il y a trois ans, je me suis lancée pour en animer. Une aventure humaine riche et passionnante…

Qu’est-ce qu’un cercle ?

C’est un moment suspendu, un cadeau que chacun.e se fait pour se connecter à son être. Une fois par mois, nous nous retrouvons pour échanger, réfléchir sur des sujets qui nous concernent, être davantage à l’écoute de qui nous sommes. Dans nos vies trépidantes de femmes, nous sommes généralement au service de nos enfants, de notre conjoint, de notre travail. Nous pensons à nous en dernier. Dans vos vies d'hommes, on vous invite à cacher vos émotions, parce qu'un homme, c'est fort ; "ça ne pleure pas un homme mon fils!" Le cercle est un espace où vous pouvez vous connecter à vos émotions, les accueillir sans peur du jugement ou d'un commentaire. Dans la vie des jeunes, ils n'ont pas forcément d'espace pour découvrir qui ils sont, de voir qu'ils ne sont pas seuls à traverser des expériences plus ou moins faciles, d'être dans l'accueil de ce que dit l'autre sans jugement, ni commentaire. Chacun.e dépose ce qu’elle/il souhaite, ses joies comme ses peines, sur n’importe quel sujet, du personnel, professionnel à l’intime. Pendant qu’un.e parle, elle/il a un bâton de parole. Les autres l’écoutent sans jugement, sans commentaire. Ainsi, nous avons la place d’être, de nous connecter à notre puissance. Il ne s'agit pas de force mais d'être relié.e à ce qui nous sommes pour le rayonner autant que possible sans freins au monde. Parce que nous avons tous été mis dans des carcans plus ou moins serrés et importants au travers de l'éducation, le trans-générationnel ou autres, il est bon que chacun.e parte à la découverte de soi. C’est en se découvrant que nous prenons conscience de nos besoins, de nos valeurs, de nos forces aussi. Nous apprenons alors à poser nos limites et à les faire respecter. Ainsi, nous évitons les burn-out, les maladies, les ruptures amicales, maritales, professionnelles. Dans un cercle, aucune hiérarchie, nous sommes ensemble au même niveau. Cela fait maintenant depuis septembre 2018 que j’anime plusieurs cercles de femmes. Au vu des transformations, parfois d'un mois à l'autre, que je vois chez les participantes, je souhaite en ouvrir pour les hommes, des mixtes et pour les jeunes. Je crois profondément que si nous apprenons tous à communiquer sur les principes du cercle, alors notre monde tournerait "rond" !

« La noblesse, c’est un ensemble de valeurs qui concourent à la préservation de la pureté du coeur; elles protègent l’organe central, elles empêchent de le blesser, de le meurtrir. Les valeurs nobles indiquent le chemin vers un mode de vie qui ne cause aucun mal, tant à soi-même, qu’à autrui. Et pour que le message soit clair, j’ajouterais ceci No-blesse : un écrin de valeurs, pour préserver le coeur. »

Extrait de « Mère » de Laurent Huguelit

« A quoi bon vivre ? L’existence n’avait aucun sens ! Où est-il, le bonheur auquel j’ai parfois aspiré ? Où est-il, l’amour que j’ai désiré ? Où est-elle, la vérité dont on m’a parlé ? Qu’en est-il de la vie dont j’ai rêvé lorsque j’étais enfant ? Alors, on leur répondra : « Tu avais en toi un esprit qui pouvait donner un sens à ta vie, te conduire au bonheur et à l’amour véritables, te mener vers la vérité et te faire vivre tes rêves… mais tu l’as ignoré. »

Extrait de « L’âme du monde » de Frédéric Lenoir

Déroulé d’un cercle :

  • accueil
  • méditation
  • temps de parole
  • thème abordé en lien avec le féminin, masculin sacrés, les préoccupations des jeunes
  • tirage d’une carte  (jeu de cartes avec messages)

Lieux :

  • Vannes
  • Plescop
  • Autres lieux sur demande 
  • A distance

Prix : 

  • 30 euros par personne
  • Tarif solidaire : 20 euros
  • Abonnement annuel ou trimestriel

Durée :

  • 2h00

Article du 1er mai 2020

Après un long temps de repli pour plonger dans mon intériorité, je sors par soubresauts de cette antre. Hibernation, exploration, acceptation, renonciation, émotions, se sont invitées et continuent chaque jour, voire chaque heure.

Accueillir, traverser, laisser faire. Je prends conscience un peu plus chaque jour que nous sommes guidés par plus grand que nous. Même les pensées que nous pouvons avoir nous sont aussi soufflées par ce plus grand.

J’ai participé hier à une chaîne, ce que je ne fais jamais en temps ordinaire : une chaîne de poésie ou de textes qui nous ont marqués et qui nous accompagnent. Je vous partage ce qui s’est invité. J’ai attrapé le premier livre sous la main et j’ai pris une page « au hasard » !

Extrait de "Mère" de Laurent Huguelit

La forêt : « Par la vertu de l’équanimité, qui est la suite logique, naturelle de la sensibilité, vous parviendrez donc à observer les sensations agréables et désagréables, les hautes et basses fréquences qui enchantent votre vie passée, construisent votre vie présente et esquissent votre vie future. Vous saurez alors réellement écouter toutes les musiques, toutes les mélodies – toutes les magies- qui enchantent le monde. Et pour ne pas tanguer, pour ne pas vous noyer dans ce flux et ce reflux incessants, il vous faudra apprendre à rester en équilibre, à prendre refuge dans un état de non-attachement et de non-répulsion favorisant la clarté.

L’équanimité est un outil de connaissance de soi. La développer constitue une étape importante, fondamentale ; je vous invite, mes chers enfants, à la laisser s’établir dans votre coeur, afin d’être judicieusement accompagnés lors de vos escapades dans les profondeurs. Grâce à elle, vous pourrez éviter les écueils classiques que sont la peur, les attractions, les projections et les fantasmes. Mais surtout, vous transcenderez les plus gros obstacles entre tous : le jugement et son acolyte de toujours, la culpabilité.

Dans l’équanimité, il n’y a pas de jugement, pas de culpabilité : « ce qui est » est observé avec calme et neutralité, dans un équilibre de clarté ; on ne juge pas le monde, on ne juge pas autrui et l’on ne se juge pas soi-même. On considère « ce qui est » dans son impertinence – rien n’est solide, tout change, tout évolue, y compris ce que l’on croit immuable. »

« L’équanimité, a conclu la forêt, c’est s’établir dans la patience alors que la tempête fait rage et que le vent souffle frénétiquement dans toutes les direction. C’est « être zen ». Observer patiemment, rester attentif, laisser venir. En se souvenant que dès l’instant où le coeur tangue, il perd le nord de sa boussole spirituelle et s’empêche l’accès aux profondeurs. »

Amélie, maman de deux ados nous explique pourquoi elle souhaite que ses filles participent aux cercles de jeunes (collégiens)